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KEILA ALAVER, Fauteuil et lettre Impression, 2021
  • KEILA ALAVER, Fauteuil et lettre Impression, 2021

    €1,500.00Price

    Keila ALAVER, Fauteuil et lettre, 2021, impression fine art sur papier Hahnemühle et papier canson couleur découpé, oeuvre unique, 45x32cm (LxH)

     

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    • Arrivée l’année dernière en résidence Piramidón à Barcelone, l’artiste brésilienne Keila ALAVER, a été brutalement forcée, en raison du confinement, de « bifurquer » ses recherches artistiques, centrées depuis des années sur la « force de la résistance des objets » dans  différentes cultures. Elle a tourné son regard sur des lieux urbains proches et familiers - les toits et les trottoirs. Et son oeil sensible d’artiste y a remarqué quelques plantes rebelles poussant dans les interstices du béton. Une rapide recherche a permis à ALAVER de comprendre que ces intrus du milieu urbain étaient souvent des plantes comestibles ou médicinales, qui pourrait être considérées comme « un cadeau » offert aux pollinisateurs, ou « un bijou » d’un jardin improvisé embellissant la ville malgré elle-même.

       

      De façon inattendue, ce « projet forcé » a prolongé et enrichi la réflexion qu’ALAVER mène depuis des années autour des objets, leur commercialisation et leurs significations dans les relations humaines. Qui et pourquoi décide qu’une plante ou qu’un objet devient inutile, incongru? Que la plante est une « mauvaise herbe »? Que l’objet est de « mauvais goût »?

       

      ALAVER, qui a grandi dans une florissante campagne brésilienne, semble vouloir nous transmettre, de façon directe ou instinctive, que : 1. La nature sera toujours plus forte que l’homme, elle se définit par sa « résistance »  2. L’Eden se trouve dans nos villes, à nos pieds 3. Les artistes sont des « herbes folles » qui poussent dans des craquelures de la culture populaire, à l’interstice de « l’accepté » 4. Le trottoir envahi par les herbes est une métaphore poignante de notre époque et de nos villes confinées où la nature est en train de s’emparer des ruines du futur 5. La vraie force de l’art est de pouvoir raconter toutes ses histoires à la fois et d’autres encore, sous une forme d’un humble portrait crayonné en Sgraffito d’une petite plante que personne n’a voulu, mais qui a poussé quand même.

      La nature aléatoire, incontrôlée, indépendante - quelques notions à « apprivoiser »  pour mieux comprendre les soubresauts de notre civilisation actuelle…

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